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En sept années de monoplace au plus haut niveau, Tristan a eu l’occasion de prouver sa valeur et ses qualités de pilote. Les professionnels qui ont travaillé avec lui voient en lui un futur grand pilote de F1; Son parcours prouve son talent et sa détermination. 1996/1997-Karting : Le sport auto chevillé au corps Etre pilote a toujours été l’objectif : quelques courses épisodiques de Karting et des victoires (dès la 1ère course ! ) suffiront à lui transmettre le virus de la compétition. « J’ai toujours voulu être pilote. Petit, la couleur était déjà clairement annoncée…Je garde un bon souvenir de ces années de Karting. Elles ont marqué mes débuts en compétition et m’ont donné le goût de la victoire (même si mon gabarit me pénalisait lourdement). Mes parents souhaitaient que je me consacre à mes études – ce que j’ai fait jusqu’au bac - , mais dans les faits, ma vie, c’était les circuits, et c’est bien la course que j’avais en tête… » 1998-Formule Ford : le feu aux poudres En 1998, Tristan participe à un stage de pilotage : repéré par Bertrand Decoster, Team manager de Mygale, il est aligné pour les deux dernières courses du championnat de Formule Ford. Les résultats sont remarquables pour un débutant : dès la première course, un problème technique le prive de podium alors qu’il était 3ème. Le Team décide de le tester au Festival à Brands Hatch (Championnat du Monde de Formule Ford). La prestation est à la hauteur des espérances : 2ème temps des essais du vendredi derrière Jenson Button, et 14ème place finale sur plus de 100 pilotes engagés ! « Le stage de pilotage est arrivé comme une récompense de mes efforts, après mes études… Bertrand Decoster m’a donné l’opportunité d’entrer dans la compétition automobile de haut niveau. Il ne m’en fallait pas plus ! C’était pour moi la confirmation que le sport auto ne serait plus seulement une passion mais un métier. » 1999-Formule Renault : l’éclosion d’un talent Face aux performances affichées en quelques courses de Formule Ford, Mygale confirme Tristan pour la saison de Formule Renault. La mise en action est immédiate : 1ère qualification du 1er meeting, Tristan, malgré le manque d’essais, réalise le 2ème temps à 3 centièmes de la pôle. « Très bon souvenir de cette saison ! Une année très riche en découvertes à tous points de vue : les circuits, la compétition professionnelle, les performances d’une monoplace avec de la charge aérodynamique. » 2000-Formule 3 : l’apprentissage Tristan grille les étapes : les excellents résultats de la Formule Renault le propulsent en Formule 3. ASM et Signature veulent s’attacher les talents de ce jeune pilote, à l’avenir visiblement prometteur. Tristan opte pour ASM dont le professionnalisme et le niveau de performance semblent évidents. « Une année très difficile, mentalement et physiquement. C’était ma 1ère année à très haut niveau, et pour moi c’était une prise de conscience qu’un pilotage instinctif ne marchait qu’un temps. Je devais apprendre à composer avec une équipe, apprendre à travailler techniquement avec un ingénieur. Tout était nouveau et j’ai beaucoup appris sur moi pendant cette saison. » 2001-Formule 3 : la progression Après la phase difficile d’apprentissage de la saison passée, Tristan repart sur des bases élevées. Aux essais hivernaux, Tristan réalise les meilleurs temps sur la quasi totalité des circuits (Lédenon, Nogaro, Le Mans). Au lancement du championnat, Tristan ne déçoit pas les espoirs placés en lui et réalise la pôle à Nogaro. Affûté physiquement, et prêt mentalement à ce niveau de compétition, Tristan est un allié de poids pour Tiago Monteiro, son équipier dans la course au titre. Il s’illustre également sur le plan international aux Masters Elf de Spa :qualifié en 3ème position, un excellent départ lui permet de prendre la tête devant Takuma Sato et Anthony Davidson. Un problème technique le contraindra malheureusement à l’abandon au 6ème tour. « J’ai beaucoup appris au sein de l’équipe ASM tant techniquement avec mon ingénieur Steeve, que sur le pilotage auprès de mon équipier pour le gain du championnat. Sur la fin de saison, mon niveau de performance s’est élevé et je me suis senti en mesure de gagner des courses. Les bons résultats de Magny-Cours après l’attribution du titre l’ont montré ! » 2002-Formule 3 : la révélation internationale Toujours chez ASM, Tristan devient logiquement le 1er pilote aux côtés d’Olivier Pla (en GP2 cette année). Durant cette saison exceptionnelle, Tristan concrétise le talent que beaucoup de professionnels décelaient en lui à ces débuts : sa domination en qualifications est sans partage avec 10 pôles (record historique) en championnat de France et 14 premières lignes sur 16 courses ! En course, des problèmes d’embrayage gâchent son début de saison : il rate plusieurs départs et laisse échapper des victoires promises. Mais sa régularité tout au long de l’année (4 victoires, 9 podiums) lui permet de s’adjuger le titre à Magny-Cours. Il réalise même le week-end parfait à Albi avec pôle, victoire et record du tour dans les 2 courses. Sur le plan international, Tristan se révèle : 2002 marque également, sous l’impulsion de la Fédération, la création de l’équipe de France FFSA, dont Jean Alesi sera le Capitaine : Tristan l’intègre naturellement et en fait aujourd’hui toujours partie. Chaque année, un stage de préparation physique est organisé en Haute Montagne. « Les efforts de mes saisons précédentes ont payé cette année-là. L’entente avec mon équipe était parfaite et je disposais d’une voiture très performante. Le titre de F3 en est le fruit. 2003-Formule Renault V6 : la confirmation Fidèle à Renault, Tristan fait le choix de s’engager dans ce nouveau championnat, plutôt que d’opter pour le F3000. 2003 marque également les débuts de Tristan aux 24 Heures du Mans. Jan Lammers, ancien pilote de F1, et manager du Team Racing for Holland contacte Tristan qu’il a repéré après sa victoire à Macau. « Une année extrêmement décevante : mon objectif en FRV6 était le titre et il est très difficile de le perdre sur des erreurs de ce type. Je retiendrai surtout ma participation aux 24 Heures du Mans. Piloter une Dome était exceptionnel et l’équipe Racing for Holland a fourni un travail remarquable. Notre niveau de performance était excellent. J’ai eu beaucoup de mal à digérer la déception de l’abandon en toute fin de course (30 minutes), après tant d’efforts…Mais prendre le départ des 24 Heures du Mans était fantastique : je me souviens notamment de mon premier relais, 7ème derrière Jan Lammers pendant près de 2 heures avant de donner le volant à mes coéquipiers…C’était une expérience magnifique !». 2004-World Series Nissan : la montée en puissance Tristan opte pour la World Series Nissan, véritable antichambre de la Formule 1, championnat très relevé avec des pilotes de haut niveau (Monteiro, Kovalainen, Karthikeyan, Bernoldi, qui sont tous en F1 aujourd’hui en tant que titulaires ou pilotes essayeurs). Le budget d’un tel championnat devient difficile à réunir et interdit donc à Tristan l’entrée dans les Top Teams du plateau. Saulnier Racing, conscient du niveau de Tristan, fait un effort conséquent pour trouver un équilibre entre performance et financement, et lui permettre de participer au championnat. Dans un environnement entièrement nouveau (équipe, circuit, voiture), Tristan affiche pourtant rapidement un niveau de compétitivité élevé , qui lui permet, dès le 2ème meeting à Zolder, de monter sur le podium, 3ième derrière Monteiro et Kovalainen. Après un excellent départ de sa 3ième position, Tristan fait l’extérieur au poleman Heiki Kovalainen et prend la tête de la course. Il mènera pendant près de 20 tours avant de céder lors des ravitaillements. Tristan réalise une véritable performance en terme de réglage technique : la collaboration avec son ingénieur et ses mécanos est excellente. Sa vitesse intrinsèque permet une progression importante de l’auto. Face aux Top Teams, force est de constater malheureusement que ces gains de performance ne suffiront pas pour jouer le titre. Tristan est également le triste détenteur du record de casses moteur de la World Series Nissan (9 sur la saison !), ce qui a lourdement pesé sur sa position au championnat. En 2004, Tristan est également choisi par Guy Ligier pour développer la F3 qui doit marquer son retour à la compétition. Sa finesse technique et sa fiabilité (4000 km sans incident) sont fortement appréciées. « Une belle saison dans un championnat difficile ! Je n’ai malheureusement pas été aidé par la mécanique, et l’inexpérience de l’équipe a pesé dans le classement final. Je suis globalement satisfait du bilan de ma saison, car conscient du travail à fournir avec le Saulnier Racing, nous ne pouvions pas raisonnablement nous battre pour le titre. 2005-World Series by Renault : la maturité Tristan s’engage dans la World Series by Renault, fusion de la Formule Renault V6 et de la World Series Nissan. Les problèmes de budget sont toujours présents et Tristan parvient à trouver en accord avec le Team anglophone KTR. Travailler en anglais est une réelle opportunité pour sa carrière. Sans surprise, Tristan est régulièrement dans le Top 3, et réalise de nombreux podiums. Toujours très rapide, Tristan prend 4 fois la pôle de sa série de qualifications et abaisse le record historique du tour à Estoril lors du meeting début octobre. Tristan arrive à Monza, dernier meeting de la saison, en lutte pour la place de Vice-champion avec 2 autres pilotes. Dès la 1ère journée, il démontre une fois de plus ses qualités en s’octroyant le meilleur temps des essais libres. Malheureusement, l’équipe n’est pas en mesure de faire évoluer les réglages de la voiture pour l’adapter aux conditions de piste, qui s’améliorent au cours du week-end. En qualifications, Tristan n’est pas en mesure de tenir son rang et il doit s’incliner en course. Il termine à la 4ième place du championnat. La déception est immense : Une fois de plus le manque de moyens contraint Tristan à déposer les armes face aux Top Teams du plateau. Tristan démontre aujourd’hui sa maturité et assume pleinement son statut de pilote de haut niveau. Il a prouvé que quelque soit le championnat, la voiture et l’équipe, il est capable systématiquement de jouer le titre. Les professionnels qui ont travaillé avec lui estiment qu’il a la dimension d’un grand pilote de F1. |
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